Jeudi 14 juin 2007

Nous vivons dans un monde bizarre. Un monde dans lequel éco logique et logique éco se contrarient sans que personne ne semble pouvoir ni faire, ni parfois même expliquer quoi que ce soit.

Et pour preuve le prix du bois.

Aujourd'hui nous trouvons facilement sur le marché du bois d'ossature en provenance des pays du nord, de l'épicéa traité. Il s'agit d'un bois qui a poussé lentement, climat nordique oblige, qui a été traité contre les attaques des insectes et des champignons, puis a parcouru des milliers de kilomètres en camion, en bateau, puis à nouveau en camion, pour parvenir jusqu'à nous.

Une alternative à ce bois d'ossature est le douglas (pin d'Orégon) qui peut, sous certaines conditions, être utilisé sans traitement. Ce bois possède un double avantage écologique : il ne nécessite aucun traitement chimique et, contrairement à ce que son nom indique, est une essence locale, présente en grande quantité dans le massif central tout proche de nous. Il évite donc toute la pollution liée aux transports.

Dès lors, comment expliquer que le douglas est proposé 20 à 25 % plus cher que son concurrent venu du nord ? Filière française en sous capacité ? Encore inadaptée ? Réseaux de distribution ? Logique financière de grands groupes ? Marges ? Charges sociales ?

Même quand la logique économique semble devoir aller dans le même sens que la logique écologique, nous aboutissons encore à l'inverse. Frustrant.

Si quelqu'un à la réponse....

par Sylvain FOUREL publié dans : Atout Bois Conception
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Commentaires

Vivement lundi...


Pour prolonger le débat sur les abérations de notre époque sur-naturelle, un texte qui circule par mail, si vous ne l'avez pas déjà reçu...


PAR Claude-Marie Vadrot
Politis jeudi 12 avril 2007
Image

D' ici à la mi-juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000
tonnes de fraises. Enfin, si on peut appeler «fraises » ces gros trucs
rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d' être mûrs, et

ressemblant à des tomates. Avec d' ailleurs à peu près le goût des
tomates...
Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout,
seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d' avoir acheté un
produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur
les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1500 km en camion.
À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à faire un
parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d' échappement.


Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud
de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir,

l' une des plus fabuleuses réserves d' oiseaux migrateurs et nicheurs d' Europe.

Il aura fallu qu' une équipe d' enquêteurs du WWF-France s' intéresse à la
marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée
l' aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise
française (dont une partie, d' ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures
conditions écologiques). Ce qu' ont découvert les envoyés spéciaux du
WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la
mondialisation bon marché.
Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne
centaine empiètent déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc
national. Officiellement, 60 % de ces cultures seulement sont autorisées ;

les autres sont des extensions « sauvages » sur lesquelles le pouvoir
régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes. Les
fraisiers destinés à cette production, bien qu' il s' agisse d' une plante
vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour
donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés
en plein été dans des frigos qui simulent l' hiver, pour avancer leur production.
À l' automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la
microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le
premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur
les gaz attaquant la couche d' ozone, signé en 1987 (dernier délai en
2005) ; le second, composé de chlore et d' ammoniaque, est aussi un
poison dangereux : il bloque les alvéoles pulmonaires.
Qui s' en soucie ? La plupart des producteurs de fraises andalouses
emploient une main-d' oeuvre marocaine, des saisonniers ou des
sans-papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, qui se
réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique
recouvrant les fraisiers au coeur de l' hiver... Un écologiste de la
région raconte l' explosion de maladies pulmonaires et d' affections de la
peau.
Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation
qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les
cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été
installés de façon illégale.
2 000 hectares de forêt ont été rasés pour faire place aux fraisiers.
La région d'Andalousie devient une savane, et les oiseaux sont obligés
de migrer. On constate aussi la disparition de petits carnivores, des
petits lynx, dont il ne reste plus qu' une trentaine dans la région, leur
seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition.

La saison est terminée au début du mois de juin.
Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit
enfouies n' importe où, soit brûlées sur place.
Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de
s' exiler ailleurs en Espagne.
Remarquez : ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou
les produits nocifs qu' ils ont respiré ...
La production et l' exportation de la fraise espagnole, l' essentiel étant
vendu dès avant la fin de l' hiver et jusqu' en avril, représente ce qu' il
y a de moins durable comme agriculture et bouleverse ce qui demeure dans
l' esprit du public comme notion de saison.
Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera
transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise
commencent à s' installer.
Avant de venir de Chine, d' où sont déjà importées des pommes encore
plus traitées que les pommes
françaises...

Source : _http://terresacree.org_<
>http://terresacree.org/>

Devenir conscient, c' est aller voir au delà de la simple apparence,
c' est aller chercher la vérité et les conséquences de nos choix.
Régalons nous de fraises de nos régions en pleine saison et laissons la
nature et nos corps se reposer quand la saison s' achève.
Nous devons sortir de cet engrenage de tout vouloir à tout prix et
n' importe quand.
C' est par nos choix conscients que la nature pourra reprendre ses droits.

Il en est de même pour de multiples aliments venus d' ailleurs...
Nous ne pourrons plus dire ' je ne savais pas'
commentaire n° : 1 posté par : fred le: 10/07/2007 23:33:06

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